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Troisième
séminaire d’ESN pour l’Inclusion
Sociale// Metz, les 25 et 26 octobre 2006 :
activation sociale et emploi
Le dernier séminaire de l’année
se déroulera à Metz les 25 et 26 octobre
- le
programme se poursuit l’an prochain avec des séminaires
sur la pauvreté de l’enfant/ la protection
de l’enfant et les soins de longue durée
pour personnes âgées. Le
premier jour du séminaire s’inscrira dans
le programme du congrès bi-annuel du partenaire
français d’ESN dans son programme sur l'inclusion
: l’Union Nationale des Centres Communaux d'Action
Sociale (UNCCAS), qui travaille dans les villes et villages
de France. Cette journée commune devrait amener
la participation de 600 délégués
environ, ce qui permettra à ESN et à son
partenaire l’UNCCAS de sensibiliser au processus
d’inclusion sociale de l’UE les représentants
locaux et praticiens des services sociaux de la France
aux 36 000 communes.
Comme pour les deux précédents séminaires,
un nombre limité de places offertes sera disponible
et la priorité sera donnée aux membres
d’ESN. Nous avons compté sur diverses contributions
de différents pays, ayant développé
des services sociaux et d’emploi intégrés,
par exemple les Pays-Bas et la Norvège, ainsi
que d'autres présentations de la Suède
et de la Pologne. Nous avons invité un représentant
de la Commission Européenne à venir présenter
un récent communiqué de l’UE sur
l’insertion active sur le marché du travail,
qui pourrait montrer la voie du soutien européen
au retour à l’emploi de ceux qui sont le
plus en marge du marché du travail.
Si vous souhaitez participer, écrivez-nous dès
que possible, nous vous dirons si nous sommes en mesure
de vous offrir une place. Des informations détaillées
sur le séminaire et sur le thème sont
maintenant disponibles sur le site d’ESN sur l’inclusion
: en francais
/ English.
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Activation
sociale et emploi// La voie européenne
de l’activation sociale et de l’emploi
En vue du
séminaire de Metz, ESN a rassemblé les
études nationales sur les réformes récentes
et en cours visant à activer les politiques et
la structure du marché du travail en Norvège,
aux Pays-Bas et en Allemagne. Ceci devrait donner matière
à réflexion sur le rôle des services
sociaux locaux et régionaux, avec des exemples
de bonne pratique qui seront inclus dans les e-newsletters
de septembre et d’octobre.
Norvège
: plus de gens au travail et moins au chômage
La
Norvège a commencé en juillet dernier
à mettre en place « une nouvelle administration
de l’emploi et de l’aide sociale ».
Le nouveau système vise à résoudre
deux problèmes : tout d’abord, le fait
que près de 700 000 personnes en âge de
travailler sont actuellement sans emploi dans ce pays,
et le fait que les citoyens sont confrontés à
une administration divisée entre trois organismes
publics : deux agences du gouvernement central et des
services sociaux municipaux. Pour résoudre la
question de cette administration divisée, deux
changements doivent être introduits : en premier
lieu, les deux agences centrales fusionneront pour n’en
faire qu’une : l’agence de l’emploi
et de l’aide sociale ; puis, cette nouvelle agence
mettra en place, en collaboration avec les services
sociaux locaux, des bureaux communs de l’emploi
et de l’aide sociale dans chaque municipalité
de Norvège. Il n’existera alors plus qu’un
canal pour trouver un emploi ou réclamer des
allocations. Afin d’activer les sans-emploi, les
bureaux orienteront les services vers l’usager,
en insistant sur l’examen des besoins variés
de celui-ci et en l’impliquant dans les décisions
qui le concernent. Personnel et usagers pourront ainsi
développer ensemble des plans d’action
individuels pour ceux ayant le plus besoin d’une
assistance pour leur « activation » dans
la communauté et le marché du travail.
On espère ainsi que la nouvelle administration
facilitera l’activation sociale et l’emploi
en Norvège par la combinaison de services sociaux
et de l’emploi localement accessibles et intégrés,
et de services conduits par des usagers.
[Source: "A New Employment and Welfare Administration:
More people at work – Fewer on Benefits"
version abrégée de la proposition n°46
(2004-2005……), Ministère de l’Emploi
et de l’Inclusion sociale, Norvège. Pour
plus d’information, voir le site
web site du ministère (en anglais et norvégien).
Pays-Bas : l’emploi avant le revenu
La
réforme 2004 de l’emploi et de l’aide
sociale aux Pays-Bas a confié aux municipalités
la responsabilité importante de mesures actives
relatives au marché du travail. Les services
sociaux sont devenus l’administration en charge
et plusieurs municipalités ont été,
suite à cela, renommées services de l’emploi
et du revenu pour refléter leurs compétences
élargies. Selon la réforme, les services
locaux se voient allouer un budget annuel plafonné
par le gouvernement central – le gouvernement
ne couvrant pas les dépassements de budget des
collectivités locales. Les services de l’emploi
et de l’aide sociale locaux achètent des
« méthodes de réintégration
» auprès de fournisseurs privés
sur un marché libre, ou bien établissent
leurs propres méthodes. Les citoyens sont soumis
à l’obligation générale d’accepter
un emploi, la seule exception étant les parents
isolés avec de jeunes enfants. Pour cela, le
personnel et les usagers des services regardent ensemble
les compétences et l’expérience
de la personne et décident des mesures à
prendre, telles que projet de placement professionnel,
formation complémentaire (langues, informatique,
méthodes de recherche d’emploi) afin d’encourager
la participation de la dite personne sur le marché
du travail. De nombreuses collectivités locales
ont élaboré un programme de priorité
à l’emploi, dans lequel celui qui réclame
des allocations doit rejoindre un atelier, ce qui le
maintient dans un modèle de journée de
travail et l’aide à définir une
« voie de réintégration ».
Cette approche combine réforme structurelle intégrant
emploi et services sociaux, et réorientation
de l’aide au revenu vers une priorité à
l’emploi.
["Activate
the client, file the file; from orderliness to effectiveness";
présentation lors de la 4ème table ronde
européenne sur la pauvreté et l’exclusion
sociale, Glasgow 2005, par Tof Thissen et Liny Bruijnzeel,
DIVOSA, Pays-Bas] Pour plus d’information, rendez-vous
sur le site
web du gouvernement (en néerlandais et en
anglais).
Allemagne : les collectivités locales, parties
prenantes de la politique de l’emploi
Des réformes
allemandes de grande envergure relatives au marché
du travail se sont appuyées sur les recommandations
de la commission Hartz du gouvernement Schöder.
Hartz-IV, le quatrième et dernier plan de la
législation Hartz, vise à garantir des
services de qualité afin de promouvoir l’intégration
sur le marché du travail et de meilleures incitations
à l’emploi, en insistant sur la responsabilité
des demandeurs d’emploi. Une nouvelle agence fédérale
pour l’emploi a été créée
pour retirer formellement aux collectivités locales
certains de leurs pouvoirs discrétionnaires aux
fins d’activation sociale. Cependant, la loi prévoit
des cas dans lesquels l’agence fédérale
et la collectivité locale peuvent travailler
ensemble en mettant en place un consortium local afin
d’administrer les allocations et de proposer une
aide et des conseils aux demandeurs d’emploi.
Par ailleurs, un groupe pionnier de 69 collectivités
locales a choisi de conserver la responsabilité
exclusive de toutes les allocations de chômage
et des services de l’emploi. Le nouveau système
donne un fort potentiel à des structures et des
pratiques innovantes, en particulier lorsque les niveaux
local et fédéral peuvent collaborer en
consortium. Cette réforme a également
créé un nouveau corps commun local-fédéral
faisant office de services de l’emploi, au détriment
de l’autonomie de certaines collectivités
locales par rapport aux mesures d’activation sociale
et de l’emploi.
[Matthias
Schulze-Böing: "Success without a mandate:
local authorities as labour market policy stakeholders
in Germany" in: Leo Kissler et Werner Zettelmeier
(eds.), Lokale Beschäftigungspolitik in Deutschland
und Frankreich, Campus-Verlag, Frankfurt-am-Main 2005]
Pour plus d’information, rendez-vous sur le site
web (en allemand).
Des
exemples de bonnes pratiques dans le domaine de l’activation
sociale et de l’emploi figureront dans nos e-newsletters
de septembre et d’octobre.
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Plans
d’Action Nationaux// Revue du processus
des PAN du point de vue des services sociaux
Les
Plans d’Action Nationaux sur l’Inclusion
Sociale 2006-2008 sont en phase de finalisation pour
être soumis à la Commission Européenne
le 15 septembre dans le cadre des Rapports Nationaux
sur les Stratégies de Protection Sociale et d’Inclusion
Sociale 2006-2008. Le rapport de contrôle
des PAN légèrement mis à jour est
disponible ici.
La Hongrie et l’Italie devraient soumettre leur
rapport plus tard en raison des élections générales
qui auront lieu plus tôt.
Après
la publication des rapports, ESN commencera à
revoir le processus complet des PAN et leur contenu
avec l’aide des membres du réseau dans
les services sociaux locaux et régionaux à
travers l’Europe. Cette revue aboutira à
la publication d’un rapport en décembre,
qui sera distribué à la Commission Européenne,
aux gouvernements nationaux et à d’autres
parties intéressées par le processus.
Pour plus
d’information sur les PAN, rendez vous sur le
site
ESN sur l’Inclusion.
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Aperçu
2007// Année européenne de l’Egalité
des Chances pour Tous
Le
deuxième séminaire d’ESN sur l’Inclusion
a traité des questions de discrimination et d’intégration
des groupes minoritaires. L’Union Européenne
a décidé de désigner 2007 comme
l’Année Européenne de l’Egalité
des Chances. Ceci marquera le 5ème anniversaire
de l’adoption de deux directives essentielles
sur l’égalité raciale et sexuelle
dans l’emploi. L’Année Européenne
visera à générer une détermination
politique claire et un soutien populaire en faveur de
l’égalité des chances pour tous.
Les
activités entreprises pendant l’Année
porteront sur la discrimination fondée sur l’origine
raciale ou ethnique, la religion ou les convictions,
l’âge, le sexe ou l’orientation sexuelle
et le handicap, tous ces cas étant désormais
pris en compte dans la législation européenne.
L’on prêtera aussi attention à la
discrimination multiple : ceci fait référence
à des individus victimes de discrimination fondée
sur divers critères, par exemple quand une personne
est âgée et handicapée ou lorsqu’il
s’agit d’une femme et qu’elle est
issue d’une minorité ethnique.
Cette
année commencera par un « sommet sur l’égalité
» qui rassemblera des politiciens et diverses
parties intéressées en vue d’une
discussion préliminaire. De nombreuses activités
aux niveaux local, régional et national seront
également organisées par des organismes
nationaux de mise en œuvre dans les Etats membres
de l’UE. La Commission Européenne a suggéré
que ces organismes de mise en œuvre organisent
des ateliers locaux réunissant des représentants
de victimes de discrimination, des agences d’aide
et des administrations locales afin d’envisager
des approches pour promouvoir l’égalité
de traitement dans les services municipaux sociaux,
de logement et de l’éducation.
Pour
plus d’information, rendez vous sur le site Europa
:en français
/ English
/ Deutsch
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